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Sécurité routière : un diagnostic précis pour mieux agir

Sécurité routière : un diagnostic précis pour mieux agir à Maubourguet

Les élus de la majorité municipale étaient réunis mercredi 7 octobre au soir pour assister à la présentation du rapport final du Schéma directeur de sécurisation de la voirie, réalisé par le bureau d’études ENEA, spécialisé en ingénierie et environnement.

Quelques mois seulement après son installation, le conseil municipal avait souhaité se saisir pleinement de la question de la sécurité et du partage de l’espace public : vitesse, visibilité, stationnement, cheminements piétons, cyclabilité, … Des sujets qui reviennent régulièrement dans les échanges avec les habitants et sur lesquels les élus avaient eux-mêmes identifié plusieurs « points durs » nécessitant une attention particulière.

L’objectif de cette étude est désormais de disposer d’un diagnostic objectif et partagé, permettant de définir des priorités et d’engager progressivement des aménagements adaptés.

Un diagnostic qui couvre les principaux secteurs de la ville
Le schéma directeur porte notamment une attention particulière aux entrées de ville, avec l’entrée Sud par l’avenue de Tarbes, l’entrée Ouest par les avenues de Pau et de Bordeaux et le Faubourg.
D’autres secteurs structurants ont également été étudiés : les allées Larbanès, le pont de l’Échez, la rue du Général de Gaulle, la route de Sauveterre, l’avenue des Châteaux ou encore l’avenue d’Auch.

Trois grandes orientations guident la réflexion :
– sécuriser et mieux partager l’espace public ;
– favoriser les mobilités actives ;
– améliorer le confort des usagers tout en limitant l’impact paysager des futurs aménagements.

Des chiffres qui permettent de dépasser les impressions
Les différents comptages réalisés ces derniers mois apportent plusieurs enseignements intéressants.
En journée, les vitesses observées dans le centre-ville sont globalement satisfaisantes. Sur les allées Larbanès, par exemple, la vitesse V85 est de 29 km/h : cela signifie que 85 % des véhicules circulent à moins de 29 km/h.
Le diagnostic met toutefois en évidence un écart important entre les vitesses de jour et celles observées la nuit. Si les flux de véhicules sont alors beaucoup plus faibles, la vitesse moyenne peut atteindre environ 40 km/h selon les secteurs, avec une poignée d’usagers se déplaçant à grande vitesse malgré la zone 30.
Les comptages ont également permis d’identifier la présence d’un flux de poids lourds traversant le centre-ville, alors même qu’un itinéraire par la déviation est possible entre l’entrée Sud et l’entrée Ouest.
Autre point d’attention : le croisement entre les avenues de Pau et de Bordeaux, où une meilleure organisation des flux apparaît nécessaire, notamment pour renforcer la sécurité des collégiens qui empruntent quotidiennement ce secteur à pied ou à vélo.
Enfin, le diagnostic rappelle les contraintes propres au centre ancien : certaines rues sont trop étroites pour permettre des aménagements lourds, comme l’élargissement des trottoirs. La proximité immédiate des façades avec la circulation contribue par ailleurs au sentiment d’inconfort des piétons et des riverains, notamment en matière de bruit et de proximité des véhicules.

Maintenant, place aux solutions
Sur la base de ce diagnostic, ENEA propose désormais un ensemble de pistes d’aménagement permettant de réduire les vitesses, sécuriser et organiser organiser les flux et mieux répartir l’espace entre les différents usages.
Ces propositions visent également à améliorer le confort des déplacements à pied, à favoriser les mobilités cyclables et à renforcer la quiétude des riverains.
Pour la municipalité, ce schéma directeur constitue une première étape importante. Il ne s’agit pas de transformer la ville du jour au lendemain, mais de disposer d’une feuille de route solide pour intervenir progressivement, en ciblant les secteurs prioritaires et en recherchant, pour chaque aménagement, le meilleur équilibre entre sécurité, usages, cadre de vie et contraintes techniques et financières.

Cette démarche traduit aussi la volonté des élus de la majorité municipale de prendre la question de la sécurité routière au sérieux, en s’appuyant sur des observations de terrain, des mesures et une expertise technique. Le diagnostic est désormais posé : il reste à définir les priorités et à passer à l’action.